Plan Métropolitain des Mobilités


Le Plan Métropolitain des Mobilités (P2M) a été lancé par délibération en Conseil métropolitain du 8 octobre, et a fait l'objet d'un premier débat d'orientations en Conseil du 11 février. Il a pour objectif d'imaginer avec les habitants un bouquet de déplacements, en accompagnant le changement de leurs pratiques.

Point d'étape et présentation du devenir de la Ligne 1

Construire le territoire de demain ne peut s’entendre sans relever le défi des mobilités, enjeu de transition écologique pour améliorer le cadre de vie de tous les habitants de Nancy, du Grand Nancy et du bassin de vie. Ainsi, le principe d’un Plan Métropolitain des Mobilités (P2M) a été acté dès le début du mandat, par délibération en Conseil métropolitain le 8 octobre 2020.

La délibération du 11 février dernier a permis de poser les bases d’un nouveau réseau de transports à l’échelle de la métropole et du territoire. Elle propose un plan de développement ambitieux de toutes les mobilités, du transport en commun à la piétonisation en passant par le vélo et le stationnement, pour favoriser notamment les reports vers les modes de déplacements « doux ». Cette délibération a par ailleurs sursis aux travaux en vue d’un tram ferré sur la ligne 1, qui ne pourront être engagés durant le mandat 2020-2026, avec l’objectif d’offrir un service de mobilités à la hauteur des enjeux et des besoins des usagers. Ces transformations indispensables, à l’heure d’une transition écologique engagée, s’effectueront dans un cadre financièrement tenable, un calendrier réaliste, en responsabilité et en transparence.

Alors que le Transport sur Voie Réservée (TVR) actuel devra s’arrêter de circuler à l’horizon 2023, le temps est venu désormais d'opérer le choix de la solution qui viendra le remplacer et qui répondra au mieux aux attentes fortes de qualité de service et de budget maîtrisé.

Consulter le communiqué dédié

Donner votre avis, partager vos propositions

Une concertation vise à alimenter le travail d'élaboration du Plan Métropolitain des Mobilités, dont la définition des grands principes est prévue à l'automne 2021.

Engagée sur la voie des transitions (écologique, énergétique, démocratique), la Métropole souhaite privilégier des formes de dialogue avec les acteurs de la mobilité, les usagers, les commerçants, et les citoyens sur la ville apaisée des proximités, ainsi que sur l'évolution des parts modales de déplacement pour l'amélioration de notre cadre de vie, actuels et à venir.

Pour donner, partager votre avis, vos propositons, rendez-vous sur la plateforme en ligne :

jeparticipe.metropolegrandnancy.fr

Retour sur les Assises de la Mobilité

Vers de nouvelles manières de se déplacer dans le Grand Nancy

Le 11 février 2021, les élus du Conseil métropolitain ont adopté une délibération qui jette les bases d’un nouveau réseau de transports à l’échelle de la métropole et du bassin de vie. Cette délibération propose un plan de développement ambitieux de toutes les mobilités, du vélo à la piétonnisation en passant par le stationnement.

Ces transformations indispensables à l’heure d’une transition écologique engagée s’effectueront dans un cadre financièrement tenable, un calendrier réaliste, en responsabilité et en transparence. Il a été décidé de surseoir aux travaux en vue d’un tram ferré sur la ligne 1, qui ne pourront être engagés durant le mandat 2020-2026. Tous les acteurs du territoire sont invités à se joindre aux travaux collectifs pour définir ce nouveau réseau. Ces derniers devant déboucher à l’automne 2021 sur une délibération qui sera soumise au vote des élus du Grand Nancy.

Alors que le TVR* actuel devra arrêter de circuler à l’horizon 2023, la Métropole sera au rendez-vous d’un réseau de transports performant qui devra répondre aux attentes des usagers.

Construit en concertation avec chacune et chacun d’entre vous, le nouveau plan de mobilités s’appuiera sur un réseau de transports en commun plus efficace et plus solidaire pour les habitants des 20 communes du Grand Nancy. Il devra être connecté aux territoires voisins.

Une nouvelle donne qui sera également fondée sur un partage équitable de l’espace public entre les voitures, les cyclistes et les piétons, pour une ville apaisée au quotidien.

*transport sur voie réservée

Questions-réponses

Quel avenir pour les mobilités dans la Métropole ?

La crise sanitaire a bousculé les habitudes de déplacements, notamment en termes de transport collectif. Dans cette nouvelle approche, chacune et chacun doit pouvoir composer son itinéraire quotidien au gré de ses besoins ou de ses envies : transports en commun, vélo, marche ou encore automobile.

Dans cette perspective, construire un bouquet de solutions de mobilité répondant aux usages est une condition essentielle pour améliorer la qualité de vie des Grands Nancéiens.

Le tramway est-il toujours une priorité dans ce nouveau plan ?

C’est avec un nouveau regard qu’il faut envisager le futur tram, dans le cadre de la refonte globale du réseau de transports en commun à l’échelle du bassin de vie. L’ambition d’un tram ferré reste donc d’actualité : un tram connecté au réseau TER dans le cadre d’un partenariat renforcé entre la Métropole, les territoires du Sud 54 et la Région Grand Est.

Quelles sont les grandes lignes ?

Tout d’abord, le réseau de transports en commun va être repensé avec Keolis afin d’être plus efficace et solidaire pour les habitants des 20 communes du Grand Nancy. Quatre lignes structurantes seront ainsi mises en place pour répondre aux besoins de desserte (Brabois, Université…). Pour optimiser le réseau, nous avons déjà identifié 60 points d’amélioration à traiter dès aujourd’hui. Par ailleurs, un plan vélo et des zones piétonnes permettront de se déplacer de manière apaisée.

La mobilité ne doit-elle pas se concevoir à l’échelle du bassin de vie ?

Pour améliorer la fluidité du territoire et le rendre plus attractif, il est essentiel de mieux organiser les flux de déplacements quotidiens. 100 000 personnes viennent quotidiennement dans notre territoire pour travailler, se former ou encore se divertir. C’est pourquoi nous devons raisonner à l’échelle de la Multipôle Sud Lorraine notamment pour fluidifier le trafic automobile dans notre territoire. Comment ? En renforçant la présence de parkings-relais aux différentes entrées de la Métropole et faciliter ainsi l’accès aux transports en commun.

La pratique du vélo sera-t-elle encouragée ?

On peut augmenter significativement l’usage du vélo sur notre aire urbaine. Rapide, économique, non polluant et bon pour la santé, le vélo constitue plus que jamais une alternative aux transports en commun et à la voiture. La bicyclette est d’ailleurs de plus en plus plébiscitée par les habitants dans leurs déplacements quotidiens. Pour favoriser cette pratique qui a tout bon, la Métropole va déployer un plan vélo ambitieux, avec notamment 200 km de pistes cyclables sécurisées.

Et les piétons ?

Pratiquée par toutes et tous, gratuite et ne nécessitant pas de place de stationnement, la marche est le mode de transport universel ! Dans le Grand Nancy, 36 % des déplacements se faisaient à pied avant la crise sanitaire, l'un des pourcentages les plus élévés en France. Cela tient notamment à la densité urbaine du territoire. La Métropole va agir en faveur d’une politique d’aménagement pour les piétons, en développant la piétonisation et des zones apaisées.

Quelle place pour la voiture dans ce grand plan ?

La voiture reste un moyen de déplacement indispensable pour de nombreux usagers. Il convient d’offrir des solutions de stationnement adaptées aux habitants et aux visiteurs pour réduire la place de la voiture et aller vers une ville apaisée.

Pour stationner gratuitement son véhicule en périphérie du territoire, de nouvelles zones de parking en entrée d’agglomération vont être développées. Ces parkings-relais seront connectés à des lignes de transport pour rejoindre facilement le cœur d’agglomération. En réduisant 20 % du trafic automobile aux heures de pointe, l’aire urbaine peut résorber une grande partie de ses problèmes de circulation.

Les habitants vont-ils être associés ?

Habitants, usagers, entreprises, associations : la concertation concerne l’ensemble des parties prenantes, à chaque étape du projet. Réunissant élus, acteurs du territoire et habitants, elle va permettre notamment l’expression d’un débat citoyen transparent, tout en faisant émerger des propositions pratiques pour construire un nouveau visage du territoire.

Vidéo : « Ça bouge pour les mobilités »

Parole d'expert : « Tendre vers la ville du quart d'heure »

La Métropole a commandé un rapport d’évaluation des mobilités à Pascal Auzannet, consultant en stratégie, management et mobilités. Décryptage.


• Quelles sont les grandes tendances de mobilités dans les métropoles françaises ?


Les habitants aspirent aujourd’hui à une ville apaisée et à un meilleur cadre de vie. Cela passe par une régulation de l’espace public pour limiter l’étalement urbain, en prenant en compte les enjeux de mobilités et d’urbanisme. L’objectif est de favoriser la qualité des espaces publics tout en privilégiant les modes actifs : vélo, marche, trottinettes, etc. Polluante et fortement consommatrice d’espace, la voiture doit être limitée au centre-ville.


• La crise sanitaire a-t-elle eu un impact sur les habitudes de déplacement ?


Il y aura un avant et un après. Les tendances nationales sont claires : 30 % des personnes interrogées souhaitent réduire leur usage des transports collectifs. Les reports se font en majorité sur les modes actifs : le vélo (8 %), la marche (19 %), la trottinette (2 %). L’autre constat porte sur le lissage des heures de pointe grâce au télétravail. Un risque est pourtant à anticiper, celui d’un report trop important sur la voiture (16 %). C’est pourquoi il est important de travailler sur un mix de mobilités.


• Comment met-on en place ce mix de mobilités ?


Tout repose sur une analyse systémique des modes de déplacement. Il faut actionner tous les leviers en même temps : inciter au télétravail, aux horaires décalés, proposer des itinéraires qui permettent de fluidifier le trafic. Il est également important de mettre en place un plan vélo, avec des pistes cyclables sécurisées et de nombreuses stations de libre-service. Au sein de la Métropole, 60 % des déplacements sont inférieurs ou égaux à 3 km. C’est ce qu’on appelle la « ville du quart d’heure ». Le potentiel de transfert modal est très important et cela vaut la peine de marcher ou de faire du vélo. Enfin, pour gérer les 100 000 personnes qui viennent quotidiennement, il est indispensable de mettre en place des parking-relais en périphérie. 


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Pascal Auzannet a dirigé la Mission de préfiguration du Grand Paris et présidé la filière digitale de la RATP.

En quelques chiffres

Le nouveau projet de mobilités en chiffres
— Le nouveau projet de mobilités en chiffres

Les dates à retenir

▬ 11 février 2021
Approbation des objectifs du Plan Métropolitain des Mobilités

▬ 1er semestre 2021
Études de faisabilité

▬ Printemps/été 2021
Concertation sur le P2M

▬ 28-29 mai 2021
Temps de rencontre sur l'espace public

▬ 3 juillet 2021
Point d'étape grand public sur la concertation 

▬ Automne 2021
Adoption du nouveau plan des mobilités par le Conseil métropolitain

Fin 2021-2026
Mise en œuvre du Plan Métropolitain des Mobilités