Le Liban face à une crise humanitaire majeure : la Métropole apporte son soutien
Face à l’élargissement des théâtres d’opération du conflit entre Israël et les États-Unis d’une part et l’Iran d’autre part, le Liban traverse une nouvelle phase d’instabilité et d’urgence absolue.

Les frappes aériennes israéliennes massives dans le Sud-Liban, s’étendant jusqu’à Beyrouth, ainsi que les opérations terrestres menées pour instaurer une zone de sécurité entre la frontière et le fleuve Litani ont provoqué des déplacements massifs de population. Ces événements aggravent une situation déjà critique, mettant à rude épreuve les communautés locales et les services publics.
Le cessez-le-feu entre les États-Unis, l’Iran et Israël, bien que prolongé depuis le 16 avril 2026, reste extrêmement fragile. Il ne permet pas aux familles déplacées de rentrer chez elles, en raison des destructions massives (maisons, routes, ponts, réseaux), qui rendent les déplacements impossibles et paralysent les services essentiels.
Face à cette crise et cette situation d’urgence humanitaire sans précédent, l’Organisation des Nations Unies (ONU) intervient par l’intermédiaire du Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) et du Programme alimentaire mondial (PAM), tandis que l’Union européenne et la France mobilisent des moyens significatifs : matériel médical, équipes de secours et aides financières.
La Métropole du Grand Nancy, fidèle à ses valeurs d’humanisme et de solidarité, ne peut rester indifférente. De plus, le territoire entretient des liens étroits avec deux communes libanaises : Nancy a un partenariat avec Saïda et Saint-Max avec Amchit.
Aujourd’hui, à Saïda, première ville du Sud-Liban touchée par ces déplacements, 11 000 personnes sont toujours hébergées dans 27 centres (écoles et bâtiments publics), auxquelles s’ajoutent environ 10 000 personnes accueillies chez des proches ou dans des logements informels. Les écoles étant fermées et les réseaux de communication endommagés, l’enseignement à distance reste difficile, voire impossible.
Malgré l’ampleur de la crise, la solidarité de la population libanaise et la mobilisation des services municipaux de Saïda permettent d’apporter une réponse d’urgence. Les habitants se sont organisés pour collecter des fonds et distribuer des denrées alimentaires aux déplacés. Les besoins humanitaires sont immenses : accès à l’eau, abris, nourriture, produits de première nécessité, kits d’hygiène et médicaments. Si l’aide internationale est indispensable, elle ne suffira pas à elle seule. Les collectivités locales, qui assurent la réponse sur le terrain et préservent la cohésion sociale, doivent être soutenues de manière pérenne.
Lors du conseil métropolitain du 30 avril 2026, la Métropole du Grand Nancy réaffirme son engagement aux côtés des populations du Sud-Liban et de la ville de Saïda. Elle a voté une dotation exceptionnelle de 10 000 € au Fonds de solidarité pour le Liban, géré par Cités Unies France.
Conformément aux principes des Fonds de solidarité de Cités Unies France, les actions soutenues répondront en priorité aux besoins immédiats de la population libanaise, en renforçant les collectivités locales touchées par la crise. Ces initiatives seront menées en étroite collaboration avec les partenaires locaux et les institutions, en complément des efforts des États et des organisations non gouvernementales.