Un patrimoine scientifique préservé
La métropole du Grand Nancy œuvre à la conservation du patrimoine dans ses musées, ses jardins et dans les établissements d’enseignement supérieur.
Ce patrimoine est largement hérité des activités d’enseignement et de recherche sur le territoire.

En effet, pour apprendre ou faire progresser le savoir en sciences et techniques, il faut souvent des supports matériels : herbiers ou animaux collectés sur le terrain, instruments et appareils achetés ou fabriqués pour les expériences de physique ou de chimie…
Une partie de ces biens, accumulés, entre autres, depuis la création de l’Université de Nancy en 1854, a été conservée par l’Université ou, en partie confiée aux musées du Grand Nancy.
Les Jardins botaniques J.-M. Pelt et du Haut Chitelet
Les Jardins botaniques du Grand Nancy et de l’Université de Lorraine conservent un patrimoine végétal très divers. Les collections vivantes sont visibles au Jardin botanique Jean-Marie Pelt, à Villers-lès-Nancy, qui abrite 12 000 espèces sur 25 hectares en extérieur, et 2500m2 de serres tropicales, et au Jardin d’altitude du Haut Chitelet à Xonrupt-Longemer, où on peut observer pas moins de 2500 plantes alpines. Plantes du quotidien, rares, en voie d’extinction, insolites, utiles, collections reconnues au niveau national… le panel représenté sur les deux sites répond à un cahier des charges spécifique aux jardins botaniques.
Au-delà de ces collections visibles du public, il en existe d’autres : plus de 10 000 ouvrages et périodiques tout d’abord, mais aussi des graines, des collections conservées dans des solutions à base d’alcool, des herbiers et des collections historiques. La graineterie sert à la culture, à l’échange avec d’autres jardins, ou à enrichir la séminothèque, qui compte 25 000 sachets. C’est sans doute la collection de graines la plus riche de France après celle du Muséum de Paris. Les herbiers rassemblent plus de 300 000 planches réalisées essentiellement par des botanistes lorrains, du XVIIème siècle à nos jours : autant de sources d’informations sur le paysage et ses évolutions, sur l’identification des plantes ou encore leur répartition.
Les Jardins conservent aussi une collection constituée pour les cours de l’Institut agricole et colonial de Nancy, qui dispensait des cours rue Ste-Catherine de 1902 à 1938 : cadres botaniques, graines, fruits conservés en fluide, et une collection de blés.
— Cadres botaniques - Jardins botaniques du Grand Nancy et de l'Université de Lorraine
— Cadres botaniques - Jardins botaniques du Grand Nancy et de l'Université de Lorraine
— Ensemble de blés de l'Institut botanique agricole et colonial - Jardins botaniques du Grand Nancy et de l'Université de Lorraine
— Planche d'herbier - Jardins botaniques du Grand Nancy et de l'Université de Lorraine
La Mission PATSTEC
Contrairement aux collections des Jardins botaniques, la plupart des instruments scientifiques sont restés dans les murs de l’Université : dans les laboratoires, dans les bureaux, les salles de réunion quand ils n’étaient plus utilisés. La Mission PATSTEC (PATrimoine Scientifique, TEchnique Contemporain), un réseau national de chargés de mission piloté par le Musée des Arts et Métiers, veille à leur inventaire et leur gestion. On peut découvrir des milliers d’entre eux sur le site internet national, www.patstec.fr. Les progrès technologiques ont conduit à un renouvellement rapide des appareils, et donc à une destruction de beaucoup d’entre eux, notamment à l’occasion des départs en retraite et des déménagements de laboratoires. L’objectif est de sauvegarder, quand c’est possible, les objets de toutes sortes qui ont été utilisés ou conçus par les chercheurs, ingénieurs et techniciens et les étudiants, au fil des années.
Infos pratiques
La Mission PATSTEC pour la Lorraine, née de la volonté conjointe de la Métropole du Grand Nancy et de l’Université de Lorraine, a déjà recensé plusieurs centaines de matériels de toutes sortes, encore utilisés ou non, dans les laboratoires de physique, de géologie, de chimie : appareils de mesure ou d’analyse (voltmètres, pyromètres, galvanomètres, etc.), appareils d’observation (microscopes optiques ou électroniques, sondes, oscilloscopes, etc.), prototypes construits pour une expérience particulière, appareils utilisés en TP par les étudiants... Une petite exposition, visible dans le hall d’entrée de l’Institut Jean Lamour, conçue avec l’Ecole Nationale d’Art et de Design de Nancy, met en lumière quelques-uns d’entre eux.
Pour toute question ou avant de vous débarrasser de matériel scientifique, vous pouvez contacter Louise Champigneulle : Louise.champigneulle@grandnancy.eu
Le Muséum-Aquarium de Nancy
S’il s’inscrit dans la filiation des cabinets de curiosité lorrains, le Muséum-Aquarium de Nancy a pris sa forme actuelle avec le bâtiment inauguré en 1933 rue Sainte-Catherine, conçu par les architectes Jacques et Michel André. Initialement dédiées à l’étude et l’enseignement, les collections se sont progressivement diversifiées et rassemblent désormais plus de 300 000 spécimens, dont l’importante collection de paléontologie provenant de l’Ecole Nationale Supérieure de Géologie (200 000 échantillons).
544 spécimens sont aujourd’hui exposés dans la galerie de zoologie, principalement des naturalisations de mammifères, oiseaux, reptiles et poissons, selon une présentation systématique. Morse, gorille ou races domestiques séduisent les visiteurs et on notera la présence de grands noms de la taxidermie au côté d’autres spécimens rapportés des expéditions scientifiques menées au XIXe siècle.
Une grande part des collections est cependant conservée dans la réserve externalisée des musées de l’agglomération nancéienne, disposant d’équipements et de conditions de conservation optimales, sur 4 900 m2 d’espaces de stockage. Les spécimens d’intérêt majeur, types ou représentants d’espèces éteintes, y sont rassemblés et restent accessibles pour la communauté scientifique. D’autres typologies sont présentes, notamment une importante collection ostéologique, support des enseignements classiques d’anatomie comparée. Modèles Auzoux ou montages à la Beauchêne, spécimens entomologiques, malacologiques ou collections en fluide viennent compléter ce fonds varié, qui sert les activités de recherche ou les projets d’exposition temporaire menés par l’établissement.







