Eau et climat : un nouveau contrat pour agir jusqu’en 2029


Un nouveau contrat pour mieux préserver la ressource en eau et adapter le territoire aux défis climatiques jusqu’en 2029.

Nouveau Contrat de Territoire Eau et Climat

La Métropole du Grand Nancy et l’Agence de l’Eau Rhin-Meuse renforcent leur partenariat pour une gestion durable de la ressource en eau et l’adaptation du territoire au changement climatique. Adopté en conseil métropolitain ce 24 septembre 2026, le nouveau Contrat de Territoire Eau et Climat (CTEC) fixe 47 actions concrètes pour la période 2026-2029.

Succédant au premier contrat (2021-2024), ce CTEC s’inscrit dans le 12e programme d’intervention de l’Agence de l’Eau Rhin-Meuse. Il représente un budget global de 113,7 millions d’euros, dont 23,5 millions d’euros d'aides apportés par l’Agence (soit un taux de financement de 21 %).

Mobilisant les 20 communes du territoire, la Métropole et l’Agence de l'Eau, ce plan s’articule autour de six enjeux prioritaires :

  •  L'adaptation au changement climatique
  •  Les économies d’eau
  •  La végétalisation et la désimperméabilisation
  •  La protection de la biodiversité
  •  La reconquête de la qualité des milieux naturels
  •  La mobilisation citoyenne et la coopération internationale (notamment avec l’île de Gorée)

Sécuriser la ressource et réduire les consommations 

Le contrat prévoit l’élaboration d’une feuille de route dédiée à l’adaptation climatique et la diversification des ressources en eau potable, grâce notamment à la prise d’eau de la Meurthe. Le soutien à une agriculture à faible impact environnemental sur les bassins versants de la Moselle et de la Meurthe est également renforcé.

Pour préserver la ressource, le CTEC fixe des objectifs précis :

  •  Renouvellement de 1,4 km de réseaux structurants.

  •  Récupération des eaux de pluie dans plusieurs équipements métropolitains emblématiques (Jardin botanique, centre équestre de Brabois).

Désimperméabiliser et végétaliser

Afin de lutter contre les îlots de chaleur et favoriser l'infiltration des eaux pluviales, la Métropole vise la désimperméabilisation ou le déraccordement de 200 000 m². Des opérations ciblées de végétalisation et de gestion intégrée des eaux de pluie seront déployées dans l’espace public, les cours d’école et les quartiers prioritaires.

La biodiversité locale sera préservée via :

  •  Le renforcement des connaissances dans certains espaces naturels (parc Sainte-Marie, Île Vilgrain).

  •  Le développement de l’écopâturage et la plantation de haies champêtres.

Dépolluer, protéger et sensibiliser

La reconquête de la qualité des milieux naturels passe par la dépollution par phytomanagement des friches Kléber et Abralor, ainsi que par la finalisation du schéma directeur d’assainissement pour limiter les rejets par temps de pluie.

Parallèlement, au moins 10 actions de sensibilisation par an, des démarches participatives et des campagnes d’information inciteront les habitants à des usages plus sobres de l'eau.

Pour accompagner la mise en œuvre de ces actions, l’Agence de l’Eau Rhin-Meuse financera également trois postes dédiés à l’animation pour la protection des captages et le développement de l’agroécologie, à la gestion intégrée des eaux pluviales et à la préservation de la biodiversité.