Qualité de l'air


La pollution de l’air est la 1ère préoccupation environnementale des français et a des conséquences importantes sur la santé, notamment celle des plus fragiles. Les grands nancéiens ont aujourd’hui un rôle clé à jouer dans la qualité de l’air qu’ils respirent, que ce soit chez eux  ou à l’extérieur. Le Grand Nancy a mis en place des outils pour les accompagner.

La pollution de l'air : quels effets sur notre santé ?

La présence d‘une trop grande quantité de polluants dans l’air nous expose à des risques pour notre santé. Les conséquences peuvent être immédiates ou apparaître à long terme de façon plus ou moins grave : toux, bronchites, asthmes, insuffisances respiratoires, troubles cardio-vasculaires, apparition de cancers…

La pollution de l’air est un enjeu de santé publique : on estime qu’elle est responsable de près de 5000 décès prématurés par an dans le Grand Est. Les populations les plus sensibles aux polluants de l’air sont :

  • Les enfants, dont les poumons ne sont pas complètement formés
  • Les personnes âgées, en raison du vieillissement des tissus respiratoires et de la diminution des défenses respiratoires
  • Les personnes souffrant de pathologies chroniques (par exemple d’allergies, d’asthme ou de maladies cardio-vasculaires), de diabète
  • Les fumeurs, dont l'appareil respiratoire est endommagé
  • Les sportifs, dont les voies pulmonaires particulièrement ouvertes pendant l’effort permettent la pénétration des polluants

L'air sur notre territoire

L’association ATMO Grand Est mesure les concentrations de plusieurs polluants grâce à des capteurs fixes, ce qui permet de fournir des  indices journaliers de qualité de l’air.

Je consulte l'indice journalier de ma commune

Ces indices, qui prenaient jusqu'à présent en compte 4 polluants (PM10, O3, NO2 et SO2), intégreront à partir du 1er janvier 2021 un cinquième polluant : les particules fines PM2,5. Ce nouvel indice, plus représentatif de la qualité de l'air, permettra également un alignement sur les seuils du nouvel indice européen.

Pour tout savoir de la qualité de l'air sur le territoire, je visite le site d'ATMO Grand Est

Les polluants les plus préoccupants sur le territoire du Grand Nancy sont les particules fines (PM10), le dioxyde d’azote (NO2) et l’ozone troposphérique (O3), avec deux sources majeures :

  • le chauffage au bois qui émet 38% des PM10,
  • le trafic automobile et routier qui émet 58% des oxydes d’azote NOx et 25% des PM10, et est le déclencheur principal de la formation de l’ozone.

Dans notre métropole, la qualité de l’air s’est globalement améliorée en 10 ans, avec un constat : les émissions annuelles de PM10 ont diminué de 50% et celles de NOx de 30%, notamment grâce à une forte diminution des émissions industrielles.

Ces résultats sont encourageants mais des pics de pollution apparaissent de façon épisodique et les concentrations de polluants demeurent encore au-dessus des seuils préconisés par l’Organisation Mondiale de la Santé.

 « La pollution de l’air est principalement due à notre comportement individuel au quotidien : nos modes de transport, de chauffage et d’élimination des déchets. (…) Derrière les pics de pollution qui nous alertent, c’est surtout la pollution de fond, constante et quotidienne qui nuit à notre santé. Il appartient donc à chacun de nous de veiller à préserver une bonne qualité de l’air en modifiant nos habitudes et en adoptant les bons gestes. » (source : ATMO Grand Est)

L’impact de nos habitudes et notamment de nos déplacements sur la pollution atmosphérique est confirmé par l’évolution de la qualité de l’air pendant le premier confinement :

Visualiser l'impact du premier confinement sur la qualité de l'air dans l'agglomération

La Métropole, engagée pour l'air que je respire

— la ligne 1 du Réseau Stan, un tramway électrique

Parce que l’air est une priorité, la Métropole concrétise son engagement au travers de mesures concrètes.

Les déplacements urbains

Le parc automobile français compte environ 36 millions de voitures, soit une voiture pour 1,77 personne, et 40% des trajets quotidiens font moins de 2 km.

Développer les transports en commun, promouvoir les modes doux, favoriser l’intermodalité… sont autant d’actions qui œuvrent pour une meilleure qualité de l’air sur le territoire en diminuant le trafic automobile en centre-ville. Pour son réseau de transports en commun, le Grand Nancy a fait le choix de bus au gaz naturel et du tram électrique avec des bénéfices réels à la clé :

Focus

Des résultats encourageants

Une étude, réalisée entre 2015 et 2016, a permis de mesurer l’impact des évolutions du côté des transports en commun : avec la disparition progressive du diesel au profit du gaz naturel de ville, les gaz à effet de serre ont diminué de 2 %, les émissions d’oxydes d’azote de 89 % et les poussières de 37 %.

Certificat Crit’Air : la circulation différenciée lors des pics de pollution 

La Métropole propose de mettre en place la circulation différenciée pendant les pics de pollution, dans le but de ralentir l'accumulation des polluants. Cet outil déjà en application dans plusieurs métropoles françaises se base sur la vignette Crit’air apposée sur le pare-brise du véhicule, indiquant son niveau d’émission de polluants. Une consultation publique a eu lieu de décembre 2019 à février 2020, permettant aux habitants et usagers du Grand Nancy de s’exprimer sur les modalités d’application de cette mesure. La décision du préfet pour l’application du dispositif se fera sur la base de l’analyse de ces contributions.

Se rendre sur la page du dispositif Crit'air

Moi aussi, j'agis pour la qualité de l'air

— l'aération quotidienne est fondamentale pour le maintien d'une bonne qualité de l'air à l'intérieur

La qualité de l’air, c’est aussi un devoir citoyen. Chacun peut agir à son niveau !  Et le Grand Nancy vous accompagne.

J’améliore mon air intérieur

Il est possible de se faire accompagner pour déterminer la qualité de l’air chez soi ou au bureau et pour mettre en œuvre des solutions d'amélioration, ou encore pour régler un problème identifié dans son air intérieur, grâce à IntAir’Agir. Il s'agit d'un dispositif d’accompagnement des autorités publiques locales sanitaires, environnementales et sociales pour la gestion des plaintes et situations imprévues de pollution de l’air à l’intérieur des bâtiments.

IntAir'Agir : comment se faire accompagner en cas de problème d'air intérieur ?

« Nous passons environ 80% du temps dans des lieux fermés, en particulier dans les logements.  L’air que l’on y respire peut-être de moins bonne qualité que l’air extérieur, parfois très nettement car à l’air extérieur viennent s’ajouter les polluants spécifiques de l’air intérieur.  Plusieurs types de polluants peuvent être présents dans les lieux fermés, avec des origines diverses et des conséquences plus ou moins importantes sur la santé. Les connaître et adopter les bons gestes au quotidien est essentiel pour limiter la pollution. » (source : ADEME)

Je valorise mes déchets verts

Le brûlage de 50 kg de déchets verts émet autant de particules fines que 14 000 km parcourus par une voiture essence récente (source : ATMO Grand Est). Avec les maîtres-composteurs du Grand Nancy, découvrez les solutions pour utiliser utilement vos déchets verts au profit de votre jardin (paillage/compost), ou apportez-les en déchetterie.

Je me déplace autrement

Pour améliorer la qualité de l’air, plusieurs actions sont également à la portée de tous : j’utilise les modes de déplacement doux (vélo, marche,…) et les transports en commun, je modère ma vitesse au volant, j’adopte l’éco-conduite, j’évite la voiture en solo. Des bornes de recharge pour véhicules électriques sont également à votre disposition.

Emprunter un micro-capteur

— le micro-capteur de particules fines surnommé "Casp'air"

Vous voulez évaluer les sources de pollution qui menacent votre santé au quotidien ? Vous aimeriez visualiser directement sur votre smartphone les niveaux de polluants, invisibles à l’œil nu ? Cet outil qui ressemble étrangement à un petit fantôme vous accompagnera au quotidien pour lever le voile sur tous ces aspects.

L’ALEC propose gratuitement aux grands nancéiens un prêt de micro-capteur de particules fines Casp’air, ainsi qu’un accompagnement à l‘utilisation de ce micro-capteur et une formation aux notions de base sur la qualité de l’air.

Si vous souhaitez en bénéficier, contactez dès aujourd’hui l’ALEC pour prendre rendez-vous ! Pour prendre contact avec un conseiller : 03 83 37 25 87.

M’adapter en cas de pic de pollution

— adapter ses comportements pendant un épisode de pollution

Mes loisirs

En cas d’épisode de pollution aux particules fines et au dioxyde d’azote, je réduis ou je reporte les activités sportives intenses.

En cas d’épisode de pollution à l’ozone, j’évite les activités sportives intenses à l’extérieur, je peux les maintenir en intérieur.

Mes déplacements

Contrairement aux idées reçues, les automobilistes sont plus exposés à la pollution de l’air que les cyclistes et les bénéfices pour la santé de la pratique du vélo sont largement supérieurs aux risques induits (ce constat vaut pour d’autres activités physiques ou sportives telles que le jogging). En cas d’épisode de pollution, le vélo peut donc être pratiqué de façon modérée, en privilégiant des secteurs à l’écart des sources majeures de pollution, telles que les grands axes routiers, et pendant les moments de la journée où le niveau de pollution est le moins élevé.

En savoir plus sur le site du Ministère de la Santé

À partir du printemps 2021, dans les cas de pics de pollution prolongés, la circulation différenciée sera mise en place sur le Grand Nancy, en s'appuyant sur la vignette Crit'air.

Pour en savoir plus, c'est par ici !

Prévenir mes allergies aux pollens

— anticiper l'arrivée des pollens

Avec le réseau Pollin’Air, soyez informé.e. en temps réel de l’arrivée de pollens allergisants : ceci permet d’adapter son comportement pour minimiser les symptômes allergiques, mais aussi de prendre son traitement de manière adaptée et de réduire la prise de médicaments.

La pollution de l’air accentue les réactions allergiques aux pollens (source ANSES - Agence Nationale de Sécurité Sanitaire). En 30 ans, le nombre de personnes allergiques a presque doublé et l’Organisation mondiale de la Santé estime même que 50% de la population mondiale sera allergique en 2050.

En savoir plus sur le site de Pollin’Air

Infos pratiques

Pour toute question relative à la thématique qualité de l'air dans la Métropole, vous pouvez contacter :

Direction de l'Energie, du Climat et du Développement Durable
7 rue Pierre Chalnot à Nancy
Tél : 03 83 91 83 70