La Gestion Intégrée des Eaux Pluviales (GIEP)

Les enjeux de la Gestion Intégrée des Eaux Pluviales (GIEP)
Prévenir les inondations
Le ruissellement des eaux pluviales et leur collecte dans les réseaux (d’eaux pluviales ou plus souvent en milieu urbain, dans les réseaux d’assainissement unitaires) provoquent des flux importants qui, en cas de fortes pluies génèrent des débordements des réseaux et des dégâts matériels. Gérer les eaux pluviales au plus près de leur point de chute, par infiltration, permet de réduire la quantité d’eau qui ruisselle, puis sature les réseaux et les cours d’eau, pouvant provoquer des inondations.
Améliorer la qualité de l'eau et recharger les nappes phréatiques
Les eaux pluviales qui ruissellent lessivent les sols et se chargent en polluants urbains (hydrocarbures, métaux lourds, pesticides). Elles rejoignent ensuite soit directement le milieu naturel (Meurthe, ruisseaux du Grémillon, du Fonteno, du Frahaut), soit le réseau d’assainissement, ce qui provoque également en cas de fortes pluie des débordements des réseaux vers les milieux naturels, et donc leur pollution.En favorisant les revêtements perméables, les espaces verts et l’infiltration, les eaux pluviales sont filtrées naturellement par les sols et réapprovisionnent les réserves d'eau souterraines.
Favoriser et préserver la biodiversité
La Gestion Intégrée des Eaux Pluviales, souvent pensée autour de solutions fondées sur la nature, favorise la végétalisation de la ville et contribue à transformer la ville en un écosystème vivant et résilient.
Atténuer les îlots de chaleur urbains
Selon le CNRS, les îlots de chaleur urbains qui se font particulièrement ressentir durant l’été sont responsables d’une surchauffe pouvant atteindre les dix degrés.
Les surfaces perméables et les espaces végétalisés dédiés à la gestion des eaux pluviales absorbent mieux la chaleur, permettant de contribuer à un climat urbain plus frais.
Les principes de la GIEP
Autrement appelée « gestion à la source », la gestion intégrée des eaux pluviales repose sur trois principes clés :
la désimperméabilisation
consiste à réduire les surfaces imperméables, telles que les parkings, les trottoirs et les toits, pour permettre à l'eau de pluie de s'infiltrer naturellement dans le sol. Cette pratique vise à restaurer les cycles naturels de l'eau et à limiter les risques d'inondation,
l’infiltration
est possible sous réserve de mise en œuvre de revêtements perméables et de capacités d'infiltration suffisantes naturelles ou artificielles (structures réservoirs, tranchées drainantes ou puits d'infiltration),
la végétalisation
comme les toitures végétalisées, jardins de pluie (aménagement végétalisé en creux) et zones humides artificielles, permettent d’absorber et filtrer les eaux pluviales.
Les engagements de la Métropole
- Intégrer la GIEP aux aménagements urbains métropolitains : intégrer des surfaces perméables, limiter le raccordement des eaux pluviales aux réseaux par la création d’ouvrages de gestion (infiltration ou à défaut rétention)
Consulter la charte d’aménagement des espaces publics
- Développer la sensibilisation des citoyens et des entreprises aux avantages de la désimperméabilisation
- Adapter les règlements applicables pour limiter les surfaces imperméables dans les nouveaux projets de construction
- Inciter financièrement : encourager les initiatives de désimperméabilisation par des subventions